Les nouvelles de Vincent Riou posté le 9 novembre 2016 - 09:14

Dans la dorsale

En ce deuxième jour de course, ça joue tactique et stratégique à l’avant de la flotte. Jean-Pierre Dick et Alex Thomson ont enchainé les empannages hier pour gagner dans l’est et se rapprocher des côtes portugaises. Les deux hommes espéraient échapper aux griffes de la dorsale anticyclonique prévue sur la route. Finalement, ils n’ont pu éviter l’obstacle mais ont toutefois conservé une légère avance sur le groupe situé à leur vent. C’est le skipper de Hugo Boss qui mène actuellement le bal avec 5,7 milles d’avance sur Saint-Michel Virbac.

C’est une deuxième nuit quasiment sans sommeil que se sont offert les solitaires. Alors que le match est pleinement engagé, chacun est à l’affût surtout dans les conditions de vents faibles rencontrées actuellement. A la latitude de Lisbonne, Vincent Riou, a choisi de rester plus à l’ouest au plus près de la route directe. Alors qu’il progresse au près dans 8 nœuds de vent, il raconte : « Nous sommes derrière la dorsale mais c’est un peu merdique. Ce n’est pas tout à fait le scénario que nous avions imaginé la semaine dernière. Nous avons entre 5 et 9 nœuds de vent. Je navigue non loin d’Edmond de Rothschild et de Quéguiner. On est repassé dans le nord de l’anticyclone. On progresse avec de l’ouest nord ouest. Avec Gitana, nous nous sommes fait avoir par ceux qui étaient sous notre vent. Ils ont dû trouver un meilleur compromis de vitesse ou alors ils ont eu moins de nuages, ce qui est possible. La dorsale nous est passée dessus cette nuit et ce matin. Je ne suis pas hyper content de ma nuit mais je m’en sors bien. En fait, j’ai choisi d’aller dormir une heure à un moment où il ne fallait pas. J’avais bien creusé l’écart sur Sébastien Josse hier soir mais pendant cette heure-là, il a réussi à trouver un petit couloir de vent et est bien revenu sur moi. Il s’est calé dans mon Est et est maintenant à 3,3 milles. Yann (Eliès, ndlr) est distant de 7,8 milles. Mais on est dans le bon paquet donc tout va bien ».

Le skipper de PRB était à 12h00 quatrième à seulement 25,2 milles du Britannique. Vincent effectue un très beau début de course face à un trio de bateaux de nouvelle génération et équipés de foils (Banque Populaire est en effet actuellement 3ème). Il peut, avec son bateau léger, tirer profit des conditions de vent faibles car ce qui compte désormais est de ne pas trop trainer dans cette zone de vent erratique et de veiller au retour d’éole. La nuit prochaine s’annonce une nouvelle fois tonique avec un front à passer et une dépression secondaire à gérer. Sur les fichiers, tout semble limpide mais qu’en sera-t-il dans la réalité ? « Sur les modèles, les choses sont assez simples mais ça reste à voir. En tout cas, nous sommes partis juste au bon moment car ce qui arrive derrière est costaud. Je n’ai pas trop eu le temps de reprendre un peu de sommeil ce matin car je m’organise pour être prêt quand le vent va à nouveau rentrer. Tant que le vent ne sera pas stabilisé, je ne penserai pas au repos » conclut Vincent, visiblement déjà installé dans le rythme du tour du monde.

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